Work-Life-Balance plus importante que le salaire
Les jeunes d’aujourd’hui savent très bien ce qu’ils attendent de leurs futurs employeurs. Deux enquêtes montrent les priorités et préférences qu’ont les diplômés suisses. Bien qu’il y ait des différences selon la formation et le sexe, les attentes principales sont les mêmes chez tous.
Une étude de PricewaterhouseCooper (PWC) intitulée “Managing tomorrow’s people: The future of work to 2020″ montre que les licenciés des Universités et Hautes Ecoles suisses savent bien ce qu’ils attendent de leur futur employeur. Celui-ci doit être crédible et prendre en serieux ses résponsabilités sociales, pour que l’employé puisse s’identifier à l’entreprise.
En outre, ils cherchent surtout des emplois exigeants et épanouissants, et qui puissent leur donner des possibilités d’évolution professionelle au sein de l’entreprise. La stabilité, la continuité et sécurité dans un marché de travail globalisé et dynamique sont des facteurs souvent souhaités par les jeunes.
Un salaire élevé n’est par contre pas nécessairement un facteur déterminant pour la recherche d’emploi. Les jeunes qui entrent dans le marché de travail trouvent qu’il est plus important d’avoir une bonne Work-Life-Balance, donc la possiblité de concilier le travail et la vie privée. En ce qui concerne les qualités recherchées par les employeurs, les langues et la flexibilité gagnent toujours en importance.
Le magazine suisse ‘Bilanz‘ publie chaque printemps le “Universum Swiss Graduate Survey” qui fait un classement des employeurs favorisés par les jeunes diplomés. Les préférences varient considérablement selon genre et champ d’études. Les deux sexes sont d’accord sur les deux employeurs les plus souhaitables: 1. UBS, 2. Crédit Suisse.
Sur les places 3 à 10 pour les femmes: Nestlé, L’Oréal, Administration fédérale, Novartis, ICRC, PricewaterhouseCoopers, Procter & Gamble, Kuoni.
Les choix 3 à 10 des hommes: ABB, IBM, Nestlé, Novartis, PricewaterhouseCoopers, Logitech, McKinsey & Company, Ernst & Young.
Jacob Andelius, Country Manager Switzerland de Universum, remarque que les entreprises doivent réagir si elles veulent attirer des jeunes femmes hautement qualifiées. Elles ont des priorités et valeurs divergentes de celles de leurs concurrents masculins qui sont souvent beaucoup plus sûrs de soi, pensent qu’ils ont des qualités de leader et demandent en conséquence des salaires plus hauts. Ce fait est autant plus irritant que seulement un tiers des hommes se considère comme responsable.
Il est vraisemblable que les femmes sont elles aussi responsables de la dominance masculine dans le monde du travail. Le conseil de Jacob Andelius: “Les femmes ne devraient pas se vendre sous leur valeur.”
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